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La prostitution, un métier à risques !

by sur 11 septembre 2013

On dit de la prostitution qu’il est le plus vieux métier du monde…
Cela n’est pas totalement faux.

Aussi loin que les écrits nous informent, la prostitution a toujours été présente. Elle fut tantôt tolérée, tantôt même considérée comme un métier permettant à une femme d’avoir son indépendance financière et se constituer sa dot, tantôt réprimée et méprisée.

Au Moyen-Age, aussi bien le clergé que les responsables publics, considéraient la prostitution comme un mal nécessaire qui permettait de gérer l’argent gagné par ces dames et de canaliser les populations masculines célibataires de part la nature ou leurs métiers (marins, soldats, compagnons, etc)

C’est à cette période que l’on commençât à organiser des maisons communales légales où la prostitution était le métier principal. C’était l’ancêtre des maisons closes.

A partir du 17ème siècle, la prostitution devint un métier banni et interdit sous la pression de la bourgeoisie bien pensante qui ne tolérait pas de voir les prostituées se promener le long des boulevards pour racoler leurs clients. Mais l’État avait besoin de ces prostituées, il a donc trouvé une solution : les maisons closes.

On confinait ainsi les filles dans une maison, sous la tutelle d’une maquerelle, qui les surveillait, les obligeait à aller à une visite médicale tous les quinze jours et qui régentait surtout les tractations financières. Les prostituées qui n’entraient pas dans les maisons closes, restaient sur le trottoir, à la merci des proxénètes, sans soins et à la merci de la police, des pervers et des assassins.

Au fur et à mesure que les années passent, la prostitution ; et les prostituées en particulier, furent poursuivies et les autorités, sous la pression de la population aisée et ecclésiastique, finirent par l’interdire.

En avril 1946, Marthe Richard, élue municipale à Paris, dépose un projet de loi pour fermer définitivement les maisons closes, s’appuyant sur la « collaboration » avec le régime nazi.Ce projet sera voté et les maisons closes fermées.

La prostitution est donc interdite de nos jours. Il n’est pourtant pas rare de voir dans toutes nos grandes villes, des « maisons » où prônent aux vitrines ces dames en tenues légères. Certains bars ont la réputation d’accueillir des dames qui, contre deniers, passent un moment avec qui est prêt à payer.Mais légalement, rien n’est autorisé.

Et puis il y a la rue, où elles doivent arpenter le trottoir pour y attendre le client, avec peu de protections contre les agressions.

Depuis toujours, il y a eu des proxénètes pour diriger ces dames. Le principe est simple : leur protection contre une partie de la recette.Quand les deux parties sont d’accord, pourquoi pas ?

Le souci, c’est que le jour où une des filles veut sa liberté, le proxénète ne l’entend pas souvent de la même oreille et oblige sous la menace la continuation de ce métier.

Ces dernières années ont vu une recrudescence des prostituées venues des pays de l’Est. En effet, suite à la chute du mur de Berlin et à l’intégration de certains pays dans l’Union européenne, on a fait miroiter aux populations pauvres le « miracle » européen.

Il est donc très facile pour les proxénètes et rabatteurs de trouver des « proies » naïves qui viennent dans nos pays pour y trouver du travail, l’amour, une famille.
La répression promise sur leur famille restée au pays est souvent suffisante pour qu’elles travaillent sans oser rechigner. Les coups et la violence font le reste…

Alors, en tant que dirigeante du Cercle féminin de NATION, je tenais à écrire un article sur ce métier, qui ; si il est souvent décrié, n’est pourtant pas facile.
Peu de filles le font par envie, c’est souvent la précarité, la misère qui les entraînent vers cette voie.

Et ça, c’est pour celles qui le font par choix, mais il y a toutes les autres, celles qui croyaient en un idéal, à l’amour, à une vie plus facile. Pour celles-là, la vie est un enfer.

En plus de ce qu’elles doivent faire pour honorer le paiement du client, il y a le risque de maladies, des coups, des pervers et quand elles arrivent à échapper à tout ça, il reste les proxénètes qui n’attendent qu’une occasion pour leur rappeler qu’elles leur appartiennent et qu’elles n’ont aucun droit.

Ce texte m’a été inspiré par un article paru dans La Nouvelle Gazette de ce 5 septembre. En effet, à Charleroi, deux souteneurs bulgares ont été arrêtés. Ils semaient la terreur parmi les prostituées qu’ils ramenaient de Bulgarie et qu’ils obligeaient à travailler sous la menace de représailles sur leur famille restée là-bas. Pendant quelques temps, ces pauvres filles vont enfin respirer mais pour combien de temps ? Des remplaçants vont bien vite surgir et reprendre la place laissée libre.

Il ressort de cette situation que ; de mon point de vue, ce n’est pas tant les prostituées qu’on doit punir, arrêter, mais aussi et surtout, tous ceux qui font partie de la direction de ce commerce du sexe : du proxénète au propriétaire de bar, du passeur de ces pays à celui qui accueille ces filles et les séquestrent parfois.

On a toujours tendance à croire que le commerce du sexe, ce sont les prostituées. Pour moi, elles en sont bien souvent les premières victimes. La loi du silence et la peur des représailles les confinent dans un mode de vie qui ne leur permet pas d’en sortir facilement, qui les emprisonnent plus sûrement que le ferait la cellule d’une prison.

Nous devons revoir les conditions qui régissent ce domaine. Il faut que les politiciens en place refusent de fermer les yeux devant ce commerce qui ; ne l’oublions pas, se fait au détriment de filles malheureuses et même parfois de mineures voire même d’enfants.

Il est grand temps de casser la « protection » qui règne sur ce milieu et de punir les vrais coupables, ceux à qui ça rapporte et non celles qui le font.

A NATION, nous ne jugeons pas ces dames. Nous leur accordons toute notre attention et nous espérons pouvoir un jour faire bouger les choses pour que seules celles qui le veulent exercent ce métier et que ce commerce n’enrichisse plus tous ces vautours qui profitent du malheur et de la pauvreté de la population.

Tous ensemble, nous pouvons changer cela mais pour y arriver, il faut changer la politique en place !

Alors, il n’est pas trop tard, mais il est temps. Faites changer les choses !

Votez NATION !

Annik Vanderbaeten

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From → Droit des femmes

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